Actualités

Deux publications du Programme 13-Novembre

13 Novembre. Des témoignages, un récit.

Il y a cinq ans, les attentats du 13 Novembre. Cet ouvrage tisse en un récit saisissant des centaines de témoignages scrupuleusement recueillis, restituant de l’intérieur le déroulement des événements tels qu’ils ont été vécus, avec les mots des survivants, des témoins, des intervenants de toutes sortes (soignants, policiers, pompiers, organisations de secours – Croix-Rouge, Protection civile, etc. –, magistrats, politiques), mais aussi des proches de victimes.

Pour tant de vies brisées ou marquées à jamais, il faut fixer les faits. Ce texte en est l’archive de référence. Ce livre est un monument à la mémoire des victimes et en l’honneur de tous ceux qui ont aidé.

Auteurs : L. Nattiez, C. Hochard, D.Peschanski

Le bénéfice des ventes de cet ouvrage sera intégralement reversé au Programme 13-Novembre. 

Victimes du terrorisme - La prise en charge

C’est une véritable révolution que nous connaissons dans le statut de la victime depuis les dernières décennies du XXe siècle. La centralité de la victime touche son statut juridique, mais il faut aussi parler mémoire, pathologies, politiques publiques, recherches. Dans la suite des attentats terroristes, ces mises au point apportent un éclairage essentiel sur la prise en charge des victimes. Mais elle offre aussi des pistes pour qui réfléchit sur le choc majeur qu’a constitué la pandémie SRAS-CoV-2. Dans l’esprit qui préside aux travaux de l’équipement d’excellence MATRICE, cet ouvrage réunit des auteurs de disciplines différentes, mais aussi des praticiens. Une perspective comparative est ouverte avec le cas des États-Unis et du Canada.

Direction d'ouvrage : P. Pierre, D. Peschanski, C. Klein-Peschanski, H. Cartron-Picart

Enquête ESPA 13 novembre, phase 2

En novembre 2020, Santé publique France lance la 2e phase de l’enquête ESPA 13 novembre pour connaître, 5 ans après les attentats, l’évolution de l’impact psycho-traumatique et l’utilisation des dispositifs de prise en charge.

Suite aux attentats du 13 novembre 2015, Santé publique France a lancé dès 2016 la première phase d’une grande enquête épidémiologique : l’Enquête de Santé publique Post-Attentats de novembre 2015 (ESPA 13 novembre). Plus de 1 400 personnes y ont participé. Les résultats montrent un fort impact sur la santé mentale des personnes impliquées et donne des pistes intéressantes pour une meilleure prise en charge des victimes et des professionnels et bénévoles qui sont intervenus au décours de ces évènements*. Cinq ans après, il est important de connaître l’évolution de cet impact. C’est pourquoi, Santé publique France lance la 2e phase de l’enquête, en collaboration avec l’Université Paris 13. Ce projet s’intègre dans le programme 13-11 de recherche transdisciplinaire.

L'enjeu: estimer l’impact psycho-traumatique 5 ans après les attentats du 13 novembre 2015 ainsi que l’évolution de cet impact entre la phase 1 et la phase 2, décrire et comparer l’utilisation des dispositifs de prise en charge depuis les attentats, pour les personnes qui acceptent de fournir leur numéro de sécurité sociale, suivre leurs données de santé auprès de l’Assurance maladie 5 ans avant les attentats et 10 ans après

https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/enquete-espa-13-novembre-phase-2

 

 

Les attentats du 13 novembre 2015, un marqueur de la mémoire collective

Le Programme 13-Novembre et le Crédoc ont décidé de mettre en ligne l’analyse détaillée des quatre premières enquêtes pour mesurer la mémoire collective des attentats terroristes du 13 novembre 2015 dans la société française. On s’interroge souvent sur la mémoire collective et son évolution. On dispose là de données uniques pour en rendre compte. Pas moins de 400 pages de graphiques et d’analyses sont mises à la disposition du grand public.

Une première conclusion majeure. Le 13 novembre 2015 reste l’un des actes terroristes ayant le plus marqué les Français depuis l’an 2000, une période marquée pourtant par de nombreux actes terroristes dans le monde et en France singulièrement. Il l’est même de plus en plus et est en passe de devenir la référence dominante qui signale une première condensation mémorielle.

Déjà à l’été 2018 soit deux ans et demi après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, 70% des Français considéraient ces attentats comme l’un des actes terroristes commis en France ou à l’étranger qui les avaient le plus marqués depuis l’an 2000. Cette proportion a légèrement diminué en l’espace de trois ans, mais reste élevée et se trouve la principale référence, devant les plus anciens, comme le 11 septembre à New York ou janvier 2015 à Paris, mais aussi devant des attentats plus récents comme l’attentat de Nice en 2016. C’est ce que révèlent les enquêtes du Crédoc. Dans certaines catégories de la population (hauts revenus, diplômés du supérieur, habitants d’Île-de-France, cadres et professions intellectuelles), les taux de citation du 13 novembre sont plus élevés que la moyenne et avoisinent pour certains 80%. Les personnes disposant de bas revenus, déclarant faire partie des défavorisés ou souhaitant des réformes radicales de la société affichent plus de distance avec ces événements. Entre 2016 et 2018, ces écarts de mémorisation entre catégories se sont creusés. Autre signe de la forte empreinte de ces événements dans les mémoires, la quasi-totalité de la population se rappelle les circonstances dans lesquelles elle a appris la nouvelle de ces attentats. Ce phénomène s’est déjà produit pour des événements marquants comme l'assassinat de J.-F. Kennedy ou l'attaque des tours jumelles à New York le 11 septembre 2001.

Si l’on interroge les Français sur les lieux des attentats du 13 novembre, on assiste à une nouvelle condensation mémorielle. La référence au Stade de France et aux terrasses s’effondre, alors qu’elle se concentre sur une localisation floue (« Paris ») ou précise mais unique (« Bataclan »). 

On remarque déjà, avec nos études de janvier 2017 et janvier 2019, que l’actualité médiatique des commémorations fait remonter sensiblement la référence aux attentats de janvier 2015. On peut imaginer que le procès en cours et les récents assassinats terroristes ont eu le même effet. Nous le saurons en janvier prochain mais on voit que la mémoire collective des attentats présente des temporalités différentes.

Téléchargeables ici :

La mémorisation et la perception des attentats du 13 novembre 2015 en France - Six mois après

Mémorisation des attentats du 13 novembre 2015 - Un an après

La mémorisation des attentats du 13 novembre 2015 - Deux ans et sept mois après

Mémorisation des attentats du 13 novembre 2015 - Trois ans après

Publications hors Programme 13-Novembre de nos chercheurs

Face aux attentats

Comment réagissons-nous aux attentats ? Renforcent-ils la cohésion de notre société ou attisent-ils les tensions ? Nous rendent-ils plus xénophobes et intolérants ? Confortent-ils le pouvoir en place ou font-ils le jeu de l’extrême droite ? Les sciences humaines et sociales recèlent des savoirs et des outils précieux pour éclairer l’impact des attentats, comprendre ce qu’ils nous font individuellement et collectivement.

Cet ouvrage est coordonné par Florence Faucher et Gérôme Truc. Contributeurs: Romain Badouard, Maëlle Bazin, Laurie Boussaguet, Guillaume Dezecache, Florence Faucher, Pierre Lefébure, Claire Sécail, Vincent Tiberj et Gérôme Truc. Publié au PUF

Les mémoriaux du 13 novembre

Sous la direction de Sarah Gensburger et Gérôme Truc, éditions EHESS, octobre 2002

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d’objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd’hui au patrimoine national. Fruit d’une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial.

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Porteurs du programme

Porté par le CNRS et l'Inserm pour le volet scientifique et par HESAM Université pour le volet administratif, le programme « 13-Novembre » est financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du Programme Investissements d'Avenir (PIA). Il rassemble 57 partenaires et soutiens.

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